La réponse tombe, glaciale : « Élodie. »
Sa demi-sœur. Celle qu’elle a vue grandir, qu’elle a aidée, consolée, coiffée avant l’école.
La double trahison : un mari infidèle et une sœur qui choisit son camp
Ce soir-là, Anna ne crie pas. Elle n’explose pas. Elle encaisse. Julien lui explique qu’elle est « fatiguée », « trop inquiète », qu’Élodie, elle, est « légère et amusante ». Comme si la charge mentale, les nuits blanches avec les enfants et les factures à payer n’étaient pas, justement, le quotidien de tout couple.
Pire encore, une partie de la famille minimise la trahison. Sa mère refuse de « choisir », sa tante répète que « la famille, c’est la famille ». Pour Anna, c’est une seconde lame : non seulement elle perd son mari, mais on lui reproche presque de souffrir. Alors elle coupe les ponts. Avec lui. Avec sa demi-sœur. Avec ceux qui refusent de voir.