Nikki Baccolis, 17 ans.
Plus que de simples camarades de classe, ils partageaient une même amitié, comme seules les amitiés de petites villes peuvent le faire pour toujours. Mêmes rues. Mêmes écoles. Mêmes habitudes. Mêmes rêves.
Ce soir-là, ils ressemblaient à n’importe quel autre groupe d’adolescents.
Intouchables.
Vers 23h45, ils quittèrent les lieux ensemble.
Joseph brandit ses clés de voiture, plaisantant sur le fait qu’il serait le « conducteur désigné ». Tous trois montèrent dans sa Pontiac Grand Prix argentée de 1989.
Leur destination ?
Un point de vue tranquille près du lac Miller.
Un court trajet en voiture.
Quelques photos.
Peut-être une dernière conversation avant que leur vie ne bascule.
Ils ne rentrèrent jamais chez eux.
Au début, personne ne s’inquiéta.
Les adolescents rentraient tard. Rien d’inhabituel.
Mais dimanche après-midi, quelque chose a changé.
Aucun n’était rentré.
Leurs lits étaient intacts.
Leurs téléphones étaient muets.
Et pour la première fois, le mot « disparu » est apparu dans la conversation.
Le soir venu, la police a été prévenue.
Dans un premier temps, la réaction a été routinière, presque désinvolte.
« Fugue après le bal de promo.»
« Ça arrive tous les ans.»
« Ils vont réapparaître.»
Mais ils ne sont pas réapparus.