Je me souviens parfaitement de l’heure.
8 h 47, le 12 novembre.
Les mots de mon fils résonnent encore dans ma tête comme un écho impossible à faire taire.
Mais pour comprendre ce moment… il faut revenir en arrière.
Une mère prête à tout sacrifier
Tout a commencé un an plus tôt.
Un appel. Sa voix fatiguée. Brisée.
— Maman… j’ai besoin d’aide.
Il avait perdu son travail. Sa famille manquait d’argent. Les enfants n’avaient plus de quoi manger.
Mon cœur de mère n’a pas hésité.
J’ai donné 150 000 pesos. Toutes mes économies.
Puis encore.
Et encore.
Jusqu’à vendre ma maison.