Mais j’ai toujours caché mon nom de famille parce que David disait qu’il aimait mon humilité, ma simplicité, ma capacité à ne pas exhiber mes privilèges.
Je ne savais pas que mon silence n’était pas par modestie mais par observation, car j’étudiais cette famille comme si j’apprenais les habitudes des prédateurs.
Je retournai à la cuisine les jambes tremblantes, me rappelant fugitivement mon infamie auprès des juges, ambassadeurs et discussions juridiques dans des bibliothèques remplies de gagals.
J’étais la fille de William Thore, bien que David ait toujours cru que j’étais une orpheline favorisée par une bourse et trop reconnaissante pour exiger le respect.